Interview de Fabienne Bertholom, fondatrice de Terre e-cole par Alice Rolland, journaliste.

 

D’où vient le nom de votre société : « Terre-e-cole » ?


J’ai choisi le nom de « Terre-e-cole » (prononcer terre-i-cole) en référence au mot « terricole » qui signifie : « Qui vient de la terre ». Comme tout ce qui nous concerne, nous et notre environnement.

Pourquoi avez-vous choisi de créer votre entreprise ?
J’ai tout d’abord pensé créer une association, ce qui nécessite peu de démarches administratives ou juridiques. Après réflexion,  j’ai décidé de créer ma société car, une entreprise est créatrice d’emplois pérennes. Non seulement je créé mon propre emploi, mais je garantis une qualité professionnelle et un sérieux du suivi. S’installer à son compte signifie également être libre de ses propres choix éthiques et avoir la possibilité de travailler sur des projets en accord avec ses convictions personnelles. C’est  pourquoi j’ai fait le choix de l’économie solidaire pour lancer mon activité. Actuellement, Terre e-cole est « porté » légalement par Regate, une coopérative d’activité et d’emploi. Le statut juridique de Regate me permet ainsi de proposer des prestations dans un cadre légal et administratif sécurisé et sécurisant pour moi comme pour mes clients : factures avec TVA, numéro de Siret et de RCS… Je peux alors me consacrer pleinement à mon activité.

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Pourquoi et comment communiquer sur l’environnement ?

    Quand on développe un projet lié à l’environnement, il est essentiel de communiquer clairement afin d’obtenir une prise de conscience collective et une implication de tous. Mais communiquer ne veut pas dire « faire de la publicité » en se contentant de vanter les mérites d’un projet. Il ne suffit pas de communiquer : il faut éduquer à l’environnement. La pédagogie est la clé d’une communication réussie qui apporte des explications en adéquation avec les enjeux du projet environnemental. Cela passe par la sensibilisation et l’éducation de tous les publics. Selon les publics concernés, cette sensibilisation à l’environnement et au développement durable peut se faire sous des formes très différentes : animations scolaires ou grand public, création de supports ou outils de communication, pilotage de projets ou organisation de manifestations….

 

Pourquoi avez-vous choisi de travailler dans le domaine de l’environnement ?

C’est avant tout une histoire de convictions personnelles. Je suis persuadée qu’il est possible de vivre de façon très correcte tout en ayant le moins d’impact possible sur l’environnement. Un état d’esprit que j’applique au quotidien et que je souhaite transmettre aux autres : l’éco-citoyenneté.

 

En quoi votre parcours professionnel est-il un atout ?

Je suis une femme d’action et de terrain. Pendant six ans, j’ai travaillé en tant que salariée dans le domaine de l’environnement. Cette expérience professionnelle  m’a permis d’acquérir et de développer un savoir-faire spécifique à travers des postes variés et complémentaires, de l’animation au montage de projet. Ma formation et mon parcours personnels contribuent  à cette polyvalence particulièrement enrichissante. De l’éducation populaire (Bafa(1), Beatep(2)…), qui m’a enseigné la pédagogie, à l’éducation à l’environnement,  avec une  formation d’éco-interprète(3), de mon expérience de terrain, en tant qu’éducatrice à l’environnement, à une formation en infographiste et en médiation-concertation … Je possède aujourd’hui des outils et des compétences qui me donnent une vision complète et à long terme des enjeux de la communication et de  l’éducation à l’environnement.

        

Quelle est la valeur ajoutée de « Terre-e-cole » ?

Des convictions, encore et toujours ! « Terre-e-cole » est le fruit d’un engagement authentique,  loin de tout effet de mode ou opportunisme. Avec un objectif principal : promouvoir l’éco-citoyenneté sans faire culpabiliser ni forcer la main à qui que ce soit. Mais tout simplement accompagner chacun sur le chemin de l’éco-citoyenneté.

 

(1) Bafa (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur)
(2 ) Beatep (brevet d’état d’animation et technicien de l’éducation)

(3) formation d’éco-interprète : Formation professionnelle animée par l’URCPIE (Union Régionale des Centre Permanent Initiatives pour l’Environnement) de Franche Comté.